Programme

Le programme

Retrouvez ci-dessous le programme de Chambé Poing Levé pour les municipales 2020 à Chambéry.

Instaurons ensemble une vraie démocratie à Chambéry !

À Chambéry une démocratie « dite participative » a été proclamée au cours des derniers mandats. Les conseils de quartiers sans aucun pouvoir et mis sous la tutelle des élus ont souvent été mis devant le fait accompli notamment par la municipalité actuelle. Quant aux collectifs citoyens, ils ont plus souvent subi les assauts policiers qu’ils n’ont eu droit à de réelles concertations.

Nous proposons d’en finir avec les professionnels de la politique, la délégation de pouvoir, et les cabinets d’experts. Il faut construire une vraie alternative où la démocratie sera exercée par le plus grand nombre : faire de Chambéry un lieu de démocratie directe et de souveraineté populaire.

Nous engagerons la ville sur la voie de l’autogestion des services publics sous le contrôle des salariés et de la population.

Nous encouragerons la mise en place de comités de quartiers fédérés, vers une démocratie directe.

Dès le début de notre mandat :
- nous engagerons un processus pour qu’aucun projet et réalisation en cours ne puisse démarrer ou se poursuivre sans l’avis des habitants !

Pour cela, nous mettrons à disposition de la population, les moyens pour débattre, choisir, décider, contrôler, autogérer tout ce qui la concerne du quartier à l’agglomération, comme :
- des lieux d'élaboration, de mise en œuvre et d'évaluation des politiques sous contrôle citoyen, ouverts à tous (ateliers populaires d’architecture, d’urbanisme, d’écologie, d’alternatives sociales et culturelles) ;
- des médias alternatifs, des espaces d’information et de libre expression collectifs et pluralistes.
- des budgets participatifs élaborés par des assemblées populaires citoyennes dotés de réels pouvoirs de décision et de contrôle. L'ensemble des budgets participatifs donnera lieu à l'échelle communale et intercommunale à une hiérarchisation des priorités budgétaires, à une détermination de l'ordre des réalisations dans une logique d'égalité territoriale.
- le référendum d’initiative citoyenne abrogatif (ex. délibération), révocatoire (ex. d’unE éluE), législatif (ex. proposition quartier alternatif )
- dans tous les services de la ville des conseils d’ateliers et de bureaux seront mis en place. Les agents pourront contribuer à l’organisation et aux décisions dans leur service afin d’améliorer la vie au travail et le service rendu.

ÉluEs, nous nous soumettrons au contrôle des habitants, en rendant compte en permanence du mandat qu’ils nous auront confié. Nous favoriserons partout la démocratie directe.

Fonctionnement du Conseil municipal :

En interne : pour atténuer le pouvoir trop important du maire, les réunions de « Municipalité » aujourd’hui réservées au maire à et à ses adjoints seront ouvertes à tout le Conseil municipal.

Ouverture des commissions municipales aux citoyens représentatifs des quartiers
Séance publique : pratique de l’interruption de séance afin de recueillir la parole des personnes présentes dans la salle du conseil municipal.

Exercice du mandat d’élu et des délégations : il sera possible de fonctionner par binôme d'élus et en alternance.

Indemnité de mandat : elle ne devra pas dépasser le salaire médian.

Répondre à l'urgence écologique !

Alors que l’humanité se trouve confrontée au réchauffement climatique et à la disparition de la biodiversité, il est plus que nécessaire que les villes prennent des mesures radicales pour tenter d’éviter la catastrophe écologique que le capitalisme génère. C’est pourquoi, nous proposons de faire face à l’urgence par des mesures radicales :

Transports : Nous mettrons en place une politique de transition, permettant de passer du déplacement en voiture individuelle, aujourd’hui très majoritairement utilisée dans les transports chambériens, à une politique de développement des modes de transport alternatif. Cela passera par un programme ambitieux de réduction de la place de la voiture dans la ville, avec en particulier l’arrêt de la construction de nouveaux parkings en centre-ville, accompagné du développement des déplacements doux et des transports en commun. L’ensemble des quartiers doit être desservi par un service de bus répondant aux besoins, avec un réseau bien plus étendu qu’aujourd’hui, tant dans le temps que dans l’espace. Nous assurerons la gratuité de la location des vélos et du garage de la vélo-station. Nous nous opposons au projet du Lyon Turin inutile, dangereux et coûteux. Nous agirons pour le transfert des marchandises de la route vers la voie ferrée historique entre Ambérieu et Turin. De même, nous agirons pour l’inter-modalité et l’augmentation du nombre de trains de voyageurs sur les lignes reliant Chambéry à St André de Gaz, Grenoble, Lyon, Annecy.

Restauration : Nous modifierons en profondeur l’organisation de la restauration (cantines scolaires, repas du CCAS) aujourd’hui confiée au groupe COMPASS, qui a tout centralisé dans une usine alimentaire. Nous remplacerons cette production de nourriture industrielle par de nouveaux services publics de restauration déconcentrés, s’attachant à utiliser des produits locaux, à partir de l’agriculture paysanne et biologique que nous voulons développer à l’échelle de l’agglomération. Nous placerons les cantines scolaires sous la gestion et la surveillance de conseils de parents.
Préservation des espaces naturels et de notre environnement : Nous planterons des arbres, buissons, haies, plantes grimpantes, fleurs, terrasses paysagères et prairies fleuries pour lutter contre la pollution de l’air et le réchauffement de la ville en été. Nous développerons les jardins partagés et les jardins familiaux. Nous placerons Chambéry en zone zéro pesticide. Nous construirons un plan d’eau surveillé l’été à Chambéry-le-Haut.

Eau : Nous assurerons la gratuité des premiers m3 d’eau, afin de permettre l’accès à l’eau de toutes et tous, tout en augmentant le coût pour les grands consommateurs (entreprises, propriétaires de piscines), pour lutter contre l’utilisation abusive de cette ressource essentielle.

Déchets : Aujourd’hui, la quasi-totalité des déchets du département est incinérée à Chambéry, qui traite ainsi 120 000 tonnes/an, avec d’importants rejets dans l’atmosphère et une pollution liée au transport à grande échelle des déchets, etc. Nous mettrons en place un traitement local des déchets, fondé sur leur réduction drastique en fonction de leur nature (recyclables et lavables). Nous nous attacherons à modifier leur traitement (développement du compostage, collecte des déchets organiques pour la fabrication de biogaz etc.). Nous interdirons l’écobuage, au profit du compostage.

Energie : Nous nous prononçons pour la fermeture de la centrale du Bugey, qui constitue une menace pour l’agglomération chambérienne comme pour toute la région Rhône-Alpes. Nous demanderons l’interdiction du passage sur le territoire chambérien de trains de déchets nucléaires. Nous nous prononçons contre la privatisation des barrages hydroélectriques nombreux dans notre département. Nous lancerons une politique d’économie de l’électricité, en luttant contre la pollution lumineuse et en agissant pour le remplacement du chauffage électrique et de la climatisation par l’isolation thermique, et par la promotion de l’habitat bio-climatique. Nous proposons la fin du chauffage des terrasses de cafés (12 m² de terrasse chauffée une journée correspond à l’énergie consommée par un SUV qui parcourt 350 km !).

Réhabilitation et isolation des logements sociaux existants pour à la fois faire baisser les charges pour les locataires et soulager l’environnement.

Nuisances électromagnétiques : Stop au déploiement de la 5 G et des compteurs dits intelligents linky, gazpar.

Pour le développement des transports en commun

Grand Chambéry vient de signer un contrat de délégation de service public du transport urbain avec KEOLIS, filiale de la SNCF. Ce contrat prévoit pour les 5 prochaines années une baisse des effectifs, une baisse du nombre de bus et une baisse du nombre de kilomètres parcourus : c’est une aberration !

Alors qu’on entend à longueur de journée les responsables politiques nous dire à quel point ils sont sensibles aux questions de l’environnement et de la pollution, voilà les mesures concrètes !

A Chambéry, la circulation devient chaque jour de plus en plus difficile. Le déplacement en voiture coûte cher, entre 100 et 250€ par mois selon les véhicules.
Un bus, c’est 50 à 100 voitures de moins sur nos routes : moins de bouchons, moins de gaz à effet de serre, moins de pollution, donc moins de maladies respiratoires, moins de dégradation de la voirie, et ça coûte beaucoup moins cher que la voiture !

Dans notre agglomération, des lignes très utiles ont été supprimées, des arrêts ont disparu, tout est fait pour décourager les déplacements en bus.

Il y a près de 15 000 habitants dans le quartier des Hauts de Chambéry, ce qui en ferait la quatrième ville de notre département, juste après Albertville, et devant Saint Jean de Maurienne.

Il y avait naguère 4 lignes de bus qui en partait, dont 3 régulières : la 1, la 6 et la 18.

La ligne 18 connectait directement le quartier à de nombreux commerces et services publics : elle traversait la « ZUP », passait aux châtaigniers et aux grands champs, descendait à Chamnord par Chambéry le Vieux, puis desservait le foyer ADOMA, LIDL, Leclerc, la piscine découverte, la CAF, la Sécurité Sociale, la Poste, et la Gare.

Cette ligne si utile a été purement et simplement supprimée !

Il y a maintenant les lignes 1 et 2 qui descendent à Chambéry centre, mais qui n’offrent pas les mêmes services :

- La ligne 2B a repris à peu près le même itinéraire que l’ancienne 18, mais les bus sont espacés d’une heure, ce qui est beaucoup trop long.

- Quant à la 1, si les bus sont plus fréquents, elle ne dessert pas les mêmes services publics, et elle n’est pas synchronisée avec la 2.

Les habitants de Chambéry le Vieux et des environs n’ont à ce jour plus accès à un service de transports urbains acceptable pour se rendre à Chambéry.

Aujourd’hui, nous sommes donc condamnés à nous entasser sur la ligne B, à descendre au Reclus, puis à marcher au moins un kilomètre pour aller à la CAF ou à la Sécurité Sociale !

Dans d’autres quartiers de Chambéry, comme dans d’autres villes de l’agglomération, de nombreux arrêts ont été supprimés, des secteurs ne sont plus desservis.

La détérioration de ce service public répond uniquement à une logique d’économie à court terme pour la société exploitante et pour Grand Chambéry, mais entraîne un coût social très élevé pour les habitants de notre agglomération.

Pour développer les transports en commun, il faut donc améliorer le service de transport.

L’autre levier, c’est la gratuité totale pour tous.

Elle a été mise en place dans plus de vingt villes et agglomérations, avec succès : la fréquentation a augmenté au-delà des prévisions, les incivilités ont fortement diminué, la circulation a été largement fluidifiée.

Le coût du déplacement en bus dans notre agglomération, même s’il est bien inférieur à celui de la voiture, est loin d’être négligeable dans le budget des ménages : l’abonnement annuel s’élève à 92€ pour les 4-11 ans, 187€ pour les 12-25 ans, 362€ pour les 26-64 ans et 187€ pour les plus de 65 ans.

La gratuité redonnerait donc du pouvoir d’achat aux familles.

Or, c’est tout à fait faisable rapidement à Chambéry : la vente des titres de transport ne représentait que 14% des recettes en 2018. 76% des recettes étaient assurés par le versement transport, payé par tous les établissements de plus de 9 salariés, les 10% restants par des subventions.

Grand Chambéry ne participe pas au budget de fonctionnement des transports, alors que la communauté de Dunkerque, qui pratique le transport gratuit, participe à hauteur de 7% de son budget : il serait légitime d’exiger une participation de Grand Chambéry sur son budget général.

Il faudrait également augmenter le versement transport, de 1,75% de la masse salariale à 2%, les entreprises économisant la prise en charge de 50% des abonnements de leurs salariés.

Par ailleurs, la gratuité entraînerait des économies pour Synchro Bus : il n’y aura plus d’impression de titres de transport, ni de gestion administrative des abonnements.

Il y aura également moins de tension dans les bus, puisqu’il n’y aura plus de contrôles des titres de transports et de leur validation.

La suppression des caméras dans les bus permettra également une ambiance plus détendue.

Ce qui a été possible dans les agglomérations de Châteauroux (78 000 habitants), Niort (125 000 résidents) et Dunkerque (200 000 habitants) est évidemment réalisable à Chambéry.

Il est urgent de faire adopter cette mesure d’intérêt général, efficace économiquement, socialement, en faveur de l’environnement, de la lutte contre la pollution et pour la santé publique.
Pour y parvenir, nous aurons besoin d’une forte volonté politique
d’élus municipaux déterminés, appuyée par une forte pression citoyenne.

Nous nous engageons à prendre les mesures pour faire appliquer ce programme
dès la première réunion de notre conseil municipal.

Répondre aux besoins sociaux

En matière de logement, d’alimentation, d’éducation, de santé et de vieillesse, les besoins de la population sont considérables et doivent être satisfaits, en permettant à toutes et tous de bénéficier de services publics de qualité.

Logement :
Nous repenserons le service municipal du logement, avec une participation citoyenne dans sa gestion, sur la base des principes suivants :
- Séparation de Cristal Habitat en deux entités distinctes pour le logement social et le secteur commercial
- Ouverture de la commission logement aux citoyens
- Mise à l’abri 365 jours par an de toute personne qui en fait la demande
- Interdiction des expulsions locatives, relogement systématique correspondant aux attentes des concernés
- Mise en place de moyens à la hauteur des besoins, en faisant appel à la réquisition des logements vides, des bâtiments équipés existant.
- Construction de logements sociaux en nombre suffisant y compris pour l’accueil des réfugiés et des femmes victimes de violence en lien avec les associations.
- Réhabilitation des terrains destinés aux gens du voyage pour des conditions d’accueil dignes.
- Encadrement municipal du prix du foncier, inventaire et réquisition des logements et bâtiments inutilisés, préemptions pour réserves foncières.
- Publication systématique des données disponibles de toute nature produites par les services municipaux.

Alimentation :
L’agglomération de Chambéry produit actuellement 5 % de sa consommation de nourriture. Nous proposons :
- La protection de toutes les terres arables de l’agglomération avec l’interdiction de l’artificialisation des terres.
- Le classement en zone agricole protégée de tous les terrains servant actuellement au maraîchage et les jardins communautaires.
- Nous utiliserons le droit de préemption pour créer des fermes urbaines sur la base de l’agriculture paysanne et biologique.
- Gratuité des cantines scolaires.
- Qualité des repas proposés par une restauration décentralisée, placée en gestion publique, avec une politique d’achat sous contrôle citoyen, menus équilibrés proposant toutes les options.
- Soutien au maraîchage en culture bio ou en conversion sous forme d’un supermarché communal, chargé de l’acheminement et de la commercialisation des productions locales dans un rayon de 35 km, de tout ce qui est productible localement.
- Approvisionnement des cantines, cuisines décentralisées dans chaque établissement.
- Installation de cuisines aux normes dans tous les centres sociaux.

Education :
- Rétablissement des postes d’ATSEM et revalorisation salariale.
- Éducation à l’environnement à travers les repas cantine.
- Gratuité du périscolaire pour tous les enfants.
- Plan de rénovation des écoles.
- Construire une « Ville amie des enfants », avec prévention de la maltraitance dès la première consultation prénatale et promotion active des droits des enfants à l’école et en direction des familles.
- Suppression des subventions aux écoles privées.

Santé :
- Mise en place de maisons municipales de santé dans les quartiers
- Amélioration de l’accessibilité de la voirie aux personnes à mobilité réduite
- Promotion de l’eau du robinet et gratuité de l’eau vitale
- Priorisation de la qualité de l’air, interdiction des pesticides, diminution de la circulation automobile en ne finançant plus aucune infrastructure à cette fin et en redistribuant/réaménageant l’espace public au profit des piétons, enfants, espaces verts, végétation spontanée
- Nature et arbres en ville, toits végétalisés, plantation d’arbres dont les essences seront décidées par et avec les habitants
- Réouverture des itinéraires pédestres obstrués par la propriété privée, la désuétude ou l’absence d’entretien ; en tracer et aménager de nouveaux en site propre, à distance des pots d’échappement, c’est le premier mode de déplacement.

Vieillesse :
- Doter le CCAS des moyens nécessaires pour favoriser le maintien à domicile
- Répondre aux besoins en matière d’EHPAD publics et mettre en place des recrutements nécessaires pour en finir avec la souffrance au travail des personnels et des résidents.

Repenser l’espace urbain

Nous refusons que l’espace urbain soit dominé par les publicitaires et les promoteurs. Nous utiliserons les outils d’urbanisme et les pouvoirs importants de la ville dans ce domaine pour faire de Chambéry une ville au service de ses habitants, soucieuse de la protection de ses ressources.

Une ville au service de la population
- Interdire la publicité numérique, résilier les contrats Decaux, transformer les abribus en panneaux d’affichage libres permanents.
- Architecture bioclimatique et écologique exigée de tous les constructeurs et aménageurs, avec isolation extérieure des logements existants.
- Favoriser l’accès aux toits pour les habitants (avec création de terrasses et végétalisation) et accès aux eaux pluviales pour le jardinage urbain.
- Suspension du plan de partition des logements à Cristal, entraînant la disparition des logements traversants, au profit de petites unités invivables sans climatisation.
- Protection et aménagement des espaces naturels et des sentiers de randonnée.
- Développement dans tous les quartiers de la ville de sites de compost de proximité.
- Aménagements publics non-excluants (bancs, jeux, toilettes publiques gratuites, fontaines etc.), réduction des terrasses privées sur le domaine public.
- Développement d’espaces d’accueil des habitats temporaires (yourtes, etc.).

Protéger nos ressources
- Plus aucun permis de construire en pavillonnaire, modification des réglementations des lotissements afin d’y autoriser la densification, ouverture des résidences sur l’espace public.
- Prioriser les surfaces cultivables de l’agglomération pour la production alimentaire à destination locale, afin de diminuer le besoin de transport des denrées.
- Intégration dans le service des espaces verts de l’accompagnement des habitants dans l’aménagement, l’entretien et la gestion de l’espace public, les plantations d’agrément, des plantes aromatiques, du mobilier urbain, du traitement déchets et encombrants
- La disparition des insectes, de nombreuses espèces d’oiseaux, des chauve-souris, des hérissons, des reptiles étant sensible à Chambéry depuis trois ans, la ville mettra en place un plan de protection, pour le maintien de la vie sauvage dans l’espace urbain et périurbain, en assurant la continuité entre les espaces verts.
- Réquisition des terrains militaires des Monts et démilitarisation 

Exigeons un financement public à la hauteur de nos besoins !

Tandis que les profits explosent et que les actionnaires et les grandes fortunes s’enrichissent, les collectivités territoriales sont soumises à des coupes budgétaires d’une extrême violence. Cette situation n’est pas tolérable et Chambéry doit donner l’exemple en devenant un pôle de résistance aux politiques libérales, qui détruisent les services publics et appauvrissent les populations.

Dotations : nous exigerons de l’Etat une dotation susceptible de répondre aux besoins, avec la compensation intégrale de la suppression de la taxe d’habitation. La ville de Chambéry demandera aux autres collectivités et aux populations de se mobiliser pour mettre en place le mouvement de lutte qui permettrait de se faire entendre du gouvernement.

Fiscalité : nous nous prononçons contre le fonctionnement actuel de la fiscalité locale, qui exonère largement les entreprises, en particulier depuis la suppression de la Taxe Professionnelle et ne prend pas en compte les revenus pour déterminer l’impôt. Nous demandons d’une part la restauration de la taxe professionnelle et d’autre part une réforme de la fiscalité locale des ménages, fondée sur une contribution progressive sur les revenus.

Chassons la finance de notre ville !

Emprunts toxiques, délégations de service public : notre ville est la proie de vautours, qui font leur beurre en pillant l’argent public.

Délégations de service public : nous supprimerons toutes les délégations de services publics aux grands groupes capitalistes qui ont mis la ville en coupe réglée (Effia a les parcmètres, QPark les parkings, Keolis les bus, Engie l’usine de chaleur, etc.). L’ensemble des services publics seront gérés par des régies publiques, afin que l’argent de la population ne serve plus à engraisser les actionnaires.

Dette : nous dénoncerons la dette illégitime et nous poursuivrons en justice les banquiers qui ont refourgué à la ville des emprunts toxiques avec la bénédiction des élus, pour pratiques abusives.

Utilisation abusive de l’argent public : nous attaquerons en justice ceux qui sont coupables de détournement d’argent public et nous refuserons d’honorer les engagements abusifs de la ville (parking Ravet par exemple), en nous retournant contre les élus qui en sont responsables.

Face aux dérives sécuritaires, la solidarité

Le maire de Chambéry avait fait de la sécurité son axe principal de campagne en 2014. Il réitère en 2020. Son bilan est celui du tout sécuritaire, avec un effectif d’agents de PM passé en 6 ans de 26 à 55, placés sous son contrôle direct, et un nombre de caméras de vidéo-surveillance qui est passé de 14 sous Laclais à 73 aujourd’hui. Le Centre de Supervision Urbain, conçu pour accueillir jusqu’à 250 caméras, fonctionne dans l’opacité la plus totale, sans contrôle et au mépris des libertés individuelles. La municipalité de Dantin, comme avant elle celle de Laclais, inscrit également son action dans le cadre d’un Conseil Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance, outil sécuritaire au service d’un maire pour qui la prévention sociale et éducative n’est manifestement pas la priorité. Les dérives de la prévention de la radicalisation, conséquence de l’état d’urgence, sont elles aussi nombreuses, sous couvert de défense des valeurs de la république et de la laïcité. Il est désormais question de prévention DES radicalisations, là encore au service de la répression de toute contestation, y compris politique et syndicale. Dantin n’a pas hésité, à plusieurs reprises, à faire intervenir la brigade canine au Conseil municipal pour évacuer violemment les opposants à sa politique. Les arrêtés liberticides pris par cette municipalité, et passés sous silence, visent quant à eux les plus précarisés et ont permis à la municipalité de faire la chasse aux sans-abris. Les squats sont systématiquement expulsés, avec le concours de la police nationale avec laquelle les liens n’ont cessé de se renforcer. Dantin est aussi celui qui a toujours manifesté une certaine complaisance à l’égard des groupuscules d’extrême droite, qui ont multiplié les agressions à Chambéry ces dernières années, avec le silence complice de la municipalité.

Nous voulons faire de Chambéry une ville anti-raciste, solidaire au-delà des frontières, donnant à toutes et tous les moyens de s’auto-organiser, une ville garantissant le respect des droits humains et en particulier les droits des enfants, des femmes et de toutes les victimes de discriminations, en assurant leur accès égal et inconditionnel au droit.

Nos propositions :
- Désarmement de la police municipale
- Remplacement des postes de policiers par des emplois socialement utiles (EHPAD, écoles, etc.)
- Démantèlement de la vidéosurveillance de voie publique et redéploiement des moyens dédiés
- Co-financement de postes de gardiens d’immeuble
- Des moyens pour les réfugiés et pour des conditions d’un accueil digne des migrants
- Des moyens supplémentaires pour les associations de lutte contre les violences faites aux enfants, aux femmes et aux victimes de la prostitution.
- Développement des centres d’accueil et des hébergements pour les femmes victimes de violences
- Suppression des publicités sexistes
- Soutien aux associations de lutte contre la violence éducative ordinaire, les discriminations sexistes et contre le racisme sous toutes ses formes.
- Création de centres de santé dans tous les quartiers (regroupement dans un même lieu de la PMI, du planning familial, de médecins, d’infirmier.e.s, etc), actions de prévention et accès aux soins pour les personnes sans ressources avec ou sans papiers.
- Création d’un service municipal de douches et de toilettes publiques
- Renfort des moyens pour la médiation sociale
- Ouverture de locaux auto-gérés en soirée pour les jeunes dans les quartiers
- Soutien à l’ouverture de lieux culturels, associatifs, alternatifs
- Soutien aux mouvements sociaux et à l’auto-organisation
- Soutien aux luttes des peuples du monde entier, à commencer par le peuple palestinien, avec la mise en place d’un jumelage Chambéry-Gaza.

Un programme féministe

Avec la crise économique qui s'est déclenchée en 2008, les femmes et les minorités de genre voient beaucoup de leurs droits, conquis de haute lutte, être remis en cause par les coupes budgétaires. Ces reculs montrent que l'émancipation des femmes et des minorités de genre n'est pas linéaire et ne va pas automatiquement et progressivement vers la conquête de plus de droits.

Cette situation n'est pas spécifique à Chambéry, mais elle n'épargne pas la ville pour autant : notre liste entend donc faire le point sur les mesures qui permettraient de soutenir les luttes et la protection des femmes et des minorités de genre.

Ces derniers mois, la question des violences faites aux femmes, et plus particulièrement les féminicides, a pris de la place dans l'actualité. À Chambéry, l'action du 23 novembre dernier, lors de laquelle plus d'une centaine de personnes se sont allongées sur la place du Palais de Justice pour figurer les victimes de féminicides cette année en France, a connu un large écho. Pourtant, on constate que nationalement, les chiffres ne baissent pas, voire augmentent.

À Chambéry, ces dernières années, plusieurs féminicides ont ainsi eu lieu. En décembre 2016, une femme est morte défenestrée après une dispute conjugale. En mai 2017, un homme a mortellement poignardé sa compagne sur son lieu de travail ; ce même mois, un autre homme a assassiné son ex-compagne et le nouveau compagnon de cette dernière dans un restaurant. En juillet 2018, un homme a précipité sa maîtresse dans le vide au col de la Chambote. Ces meurtres tristement réguliers, ainsi que le constat de l'augmentation constante de l'activité des associations qui œuvrent pour protéger les femmes , montrent à quel point il est urgent de soutenir les combats des femmes et de leurs alliés.

Mais la question des violences de genre n'est pas un problème isolé : elle prend racine dans un système profondément inégalitaire, au détriment des femmes et minorités de genre. Nationalement, les femmes occupent ainsi 80 % des emplois précaires. Leurs salaires sont 15 à 20 % plus bas en moyenne que ceux des hommes, tandis que leurs pensions de retraite sont 40 % plus basses – et la situation va s'aggraver avec la réforme en cours. Les pensions alimentaires qui sont dues aux femmes divorcées ne leurs sont souvent pas versées et les recours judiciaires coûteux et souvent infructueux hors de portée. Pour leur part, les LGBT sont 30 % à considérer qu'il vaut mieux cacher leur orientation sexuelle au travail.

Nous proposons donc :
1. la création et le développement d'un service public municipal de prévention et de protection contre les violences faites aux femmes et minorités de genre, proposant un soutien moral et financier à toutes les personnes qui le souhaitent, à la hauteur des besoins, et la mise à disposition de logements pour les femmes et minorités de genre qui sont en danger dans leur vie quotidienne
2. des financements des structures qui luttent pour l'accueil, le soutien et l'auto-organisation des femmes et minorités de genre, ainsi que la mise à disposition de locaux pour leurs activités (ateliers, conférences)
3. dans les écoles, le développement d'activités d'éducation affective et de prévention de la violence de genre dès le plus jeune âge, ce qui passe par l'établissement de partenariats pérennes avec les structures qualifiées
4. l'assurance que les mères qui portent un foulard continueront à pouvoir accompagner les sorties scolaires quand elles le souhaitent
5. un service de crèches public et gratuit, à la hauteur des besoins, ce qui passe par l'embauche pérenne de personnels municipaux qualifiés – en attendant la mise en place d'un service national de la petite-enfance
6. une égalité salariale réelle, une politique de promotion paritaire et des mesures de prévention du harcèlement sexuel au travail pour les fonctionnaires municipaux
7. la création de centres de santé de quartier rattachés au service santé de la ville, proposant un accès libre et gratuit à la contraception, à l'avortement, et plus généralement à toutes les démarches de santé pour les femmes
8. la fin de la publicité, ce qui mettra automatiquement fin à l'affichage de publicités sexistes

Pour le droit de vote des résidents étrangers aux élections locales !

* Une intolérable inégalité :
Depuis 2001, les résidents étrangers de l’Union Européenne peuvent voter lors des élections municipales. En revanche, les autres résidents étrangers sont privés de ce droit, même s’ils vivent en France depuis plusieurs décennies.

Pourtant, ce sont bien des citoyens à part entière, qui vivent à nos côtés, paient des impôts locaux, mais ont l’interdiction de participer à la vie démocratique de leur cité.

C’est une intolérable rupture d’égalité dans la citoyenneté.

* Les Français de plus en plus favorables :
La « Lettre de la citoyenneté » commande chaque année un sondage avec la même question depuis 1994 : « Personnellement, seriez-vous très favorable, assez favorable, assez opposé ou très opposé à l’extension du droit de vote pour les élections municipales et européennes aux résidents étrangers non-membres de l’Union européenne vivant en France ? »

En 2018, le nombre de personnes favorables atteignait 58% ! (40% assez, 18% très favorables)

* Une loi a déjà été votée par le Parlement :
Une proposition de loi constitutionnelle relative à ce point a été adoptée par l'Assemblée nationale le 3 mai 2000. Le 8 décembre 2011, le Sénat, quelques mois après sa première alternance, adopte après modification le texte adopté par l’Assemblée en 2000.

Toutes les conditions sont donc réunies pour enfin mettre en place
cette mesure de justice et d’égalité pour tous les citoyens vivant en France.

Dès notre élection, nous agirons pour l’égalité des droits de tous les chambériens !
 Nous nous engageons à porter cette revendication par tous les moyens à notre disposition durant notre mandat : motion, pétition, votation citoyenne, etc.
 Dès notre premier conseil municipal, nous mettrons en place des structures pour permettre l’expression de tous les chambériens étrangers sur tous les aspects de la vie municipale
 Nous inviterons systématiquement des résidents étrangers lors des conseils municipaux, afin qu’ils puissent participer à tous les débats à l’ordre du jour.

Vivre ensemble, vraiment

Face à une montée croissante de l'extrême-droite et à la banalisation inquiétante de ses idées et des actes violents qui les accompagnent au niveau national, la ville de Chambéry n'a pas été épargnée ces dernières années.

C'est en effet sous le mandat de M. Dantin, et avec l'appui d'un silence complaisant de la part des élu.es locaux, que le groupuscule néo-nazi « Edelweiss » aura pu s'implanter dans la ville pour tenter d'y imposer son idéologie haineuse et commettre, en toute impunité, nombre d'agressions violentes.

Des tournois de foot annuels rassemblant tous les fascistes de la région sur le stade municipal Mager, à l'encadrement sécurisé de La Manif Pour Tous soutenue par M. Dantin, en passant par l'ouverture d'un local en plein centre-ville pendant plus d'un an sous couvert de « lutte contre la misère sociale des vrais Français », l'extrême-droite chambérienne aura ainsi pu profiter de la léthargie insupportable de la municipalité et des autorités publiques pour diffuser ses discours nauséabonds, et permettre aux groupuscules qui gravitent autour d'elle d'atteindre un niveau de violences sur lequel nous ne pouvons fermer les yeux.

C'est également sous le mandat de M. Dantin, que l'association culturelle de Chambéry-le-Haut, « Al Andalous », qui propose aux habitants des formations, des activités socio-culturelles, de l’accompagnement et des rencontres et échanges inter-culturels et inter-religieux, s'est vue interdire le droit de recevoir du public dans le local qu'elle loue depuis juin 2019. Au motif d’une soi-disant insalubrité, la municipalité actuelle, dans le racisme le plus décomplexé qui soit envers nos concitoyennes et concitoyens de confession musulmane ou présupposé.e.s tel.le.s, a ainsi prononcé un arrêté de mise en demeure, empêchant tous travaux de réaménagement et donc l'ouverture de ce lieu situé place du Forum.

Enfin, plus récemment, c'est un projet de réorganisation de la Maison des Associations du centre-ville qui vise les populations les plus précarisées. Il prévoit entre autres : la fermeture de l'espace avec un système de contrôle par badges pour accéder au lieu, la pose de grilles au niveau des galeries situées à l'arrière du bâtiment, et l'installation de caméras de vidéo-surveillance côté parking. Jusqu'alors, le libre accès à la Maison des Associations et à ses espaces extérieurs permettait à nombre de personnes précaires et isolées, ainsi qu'aux sans-abris, de venir chercher un peu de chaleur humaine et d'écoute. Ce projet honteux, s'il est mis en œuvre, réduirait à néant le travail d'accueil et les valeurs de solidarités portées au quotidien par les Chambérien-ne-s engagé-e-s dans le tissu associatif local qui fait vivre cet espace ouvert qu'est la Maison des Associations.

Face à l'intolérance illimitée de la municipalité actuelle, main dans la main avec l'extrême-droite, notre liste, profondément engagée contre toutes formes de discriminations, réaffirme la nécessité d'une lutte unitaire pour la construction d'un indispensable rapport de force face aux racismes et à la haine, et ce aussi bien localement qu'à une échelle plus large.

Durant notre mandat, nous nous engageons :
• à organiser des états généraux de la lutte contre les discriminations, afin de sonder l'opinion publique, et ainsi de revoir les missions des services de la ville, notamment ceux de la jeunesse et de l'éducation.
• à faciliter la mise en œuvre de projets visant à faire réfléchir et à favoriser les échanges autour de thématiques telles que la montée du fascisme, l'égalité, la liberté d'expression, l'organisation collective, etc. , notamment auprès des plus jeunes ; et à soutenir les structures qui seront porteuses de ces projets (financements, mise à disposition de salles municipales pour l'organisation d'événements, etc.).
• à organiser, en lien avec les collectifs et associations déjà actives sur le terrain, l'aide aux plus précarisé.e.s, via un accueil digne et inconditionnel de toute personne en difficultés dans son quotidien (réquisitions de logements vides, douches et laveries municipales, cantines et distributions solidaires, …).
• à encourager et faciliter les initiatives solidaires et populaires qui permettent les rencontres, les échanges, et l'émergence de projets collectifs participant au mieux-vivre ensemble/
• à basculer ainsi les budgets actuellement consacrés au tout-sécuritaire (réseau de vidéo-surveillance, suréquipement des agents de la police municipale, etc.) vers les services publics indispensables pour la construction d'une ville égalitaire et solidaire.
• à contrer toute nouvelle tentative d'implantation des fascistes locaux, que cela soit par l'ouverture d'un lieu ou l'organisation d'événements sur la voie publique ; et ce via l'ensemble des démarches judiciaires et administratives qui seront à notre disposition.

Pour une ville inclusive, pour et avec les personnes en situation de handicap !

La mise en concurrence des humains et l'incurie à réaliser l’accessibilité universelle entravent la vie en commun. Accéder et vivre librement, c’est exister. La ville de Chambéry doit supprimer les obstacles à s’autodéterminer avec sa singularité et à prendre sa place dans la cité. La commune doit écouter les revendications des personnes porteuses de handicap, de leurs familles et de leurs amis !

• Favoriser des modèles variés d’habitat, en établissement, mais pas seulement, en famille, seul ou en trouvant des solutions mixtes.
• Garantir les aménagements spécifiques des logements sociaux
• Renforcer le plan de mobilité des personnes en situation de handicap en ville en le construisant avec elles
• Encourager les entreprises locales et les commerces à mettre en œuvre l’accessibilité aux personnes à mobilité réduites
• Augmenter la diffusion du facile à lire et à comprendre (FALC) et la mise en place de signalisations adaptées
• Initier et favoriser des événements de sensibilisation pour lutter contre les discriminations, prévenir les abus de pouvoir, les violences institutionnelles et les agressions, créer à cette fin un poste de défenseur des droits des personnes handicapées.
• Prendre en compte la santé des personnes handicapées de manière globale en partageant ouvertement les questions comme la prise en charge de la douleur, la vie affective et sexuelle, la fin de vie.
• Renforcer le soutien aux ESAT (Etablissement et Services par le Travail) et leur ouverture sur la commune et l’agglomération. Reconnaître leur statut de producteurs aux travailleurs des ESAT, et non d’usagers.
• Augmenter l’accès à l’emploi municipal des personnes en situation de handicap.
• Préférer les Entreprises Adaptées pour la commande publique.
• Créer un poste de référent Handicap.
• Reconnaitre les aidants familiaux comme des partenaires.
• Soutenir une école inclusive en formant les personnels et en sensibilisant les plus jeunes/
• Faciliter l’accès aux droits avec les CCAS (Centre Communal d'Action Sociale) et une meilleure participation au sein des MDPH (Maison Départementales des Personnes Handicapées).
• Accompagner les personnes handicapées dans leur droit de vote afin qu’elles s’accomplissent pleinement dans leur citoyenneté.

Les personnes handicapées, ni pauvres, ni soumises !

Culture, sports et loisirs

Quelles soient PS ou LR, les municipalités chambériennes ont mené des politiques élitistes, qui les ont amenées à subventionner des clubs professionnels ou semi-professionnels, mais aussi à faire le choix d’investissements culturels lourds et élitistes comme l’AMCCS (Espace Malraux) ou de grands équipements comme le Phare à 40 millions d’euros ou la nouvelle piscine aqualudique du stade à 23 millions d’euros, dont les coûts d’accès sont prohibitifs. C’est cette politique que nous voulons changer en faisant de la culture, du sport et plus généralement des loisirs un véritable droit, accessible à l’ensemble de la population.

Rééquilibrer la politique de la ville :
- Redéployer le budget de la culture, en favorisant le développement de la culture populaire et de proximité.
- Transférer au sport populaire les subventions octroyées aux clubs professionnels et aux filières d’élite.

Ouvrir à toutes et à tous les équipements culturels et sportifs :
- Mettre en place une carte offrant à chaque titulaire de la CMU ou des APL un crédit lui permettant de financer un accès au théâtre, aux concerts, au cinéma ou encore des cours de musique ou une adhésion à un club sportif.
- Développer de petits équipements sportifs et de loisirs dans les quartiers.
- Diminuer par deux les coûts d’accès aux grands équipements sportifs.
- Dégager les moyens publics nécessaires à la rénovation du patrimoine de la ville et l’ouvrir à toutes et à tous, en rendant en particulier accessibles à la population les sites historiques de Lémenc et du Château.
- Permettre l’accès de tous les scolaires à la piscine.
- Développer l’offre du sport féminin, en particulier pour la jeunesse.
- Développer le soutien et l'offre du Sport Adapté et du Handi Sport pour les publics jeunes et adultes, féminin et masculin.

Développer les politiques culturelles et sportives de proximité :
- Ouvrir des États généraux de la culture à Chambéry.
- Pérenniser les contrats des animateurs sportifs et culturels, en leur assurant des revenus dignes et en luttant contre la précarité et les temps partiels imposés.
- Mettre le théâtre Charles Dullin en régie publique, gérée par la population et les acteurs culturels locaux, afin d’y assurer une programmation populaire ; développer les spectacles déconcentrés de l’AMCCS dans les quartiers.
- Restaurer les monuments qui relèvent du patrimoine des Chambériennes et des Chambériens.
- Encourager le développement des associations culturelles et sportives dans les quartiers.
- Création d’un plan d’eau dans le quartier de Chambéry-le-Haut alimenté par le ruisseau de St-Saturnin, donc auto-épurant, avec accès pédestre via un sentier traversant le bois des Châtaigners et un bus saisonnier partant du Forum vers l’ancienne ligne de Sonnaz.
- Bus direct l’été des quartiers aux plages du lac du Bourget, avec un départ du Forum et un autre depuis le Biollay.
- Accès direct pour toutes et tous à l’ensemble du territoire du bassin chambérien, y compris les reliefs des Bauges, Chartreuse et Chaîne de l’Epine, depuis tout quartier, au moyen d’un réseau dense d’itinéraires pédestres, indiqués en temps et distance, balisés, et inter-connectés avec le réseau des bus et celui des sentiers de grande randonnée, permettant d’accéder à la montagne sans avoir nécessairement besoin de voiture.

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